REUNION PUBLIQUE A LA MAIRIE DE SCHILTIGHEIM
Salle pleine en ce 7 décembre. Plus de 200 personnes présentes pour assister à la réunion publique consacrée au projet d’insertion d’un tram sur pneu sur la route du Général de Gaulle.
Face à une salle majoritairement hostile, la soirée fut animée par notre maire en "Monsieur LOYAL", peu loyal, n’hésitant pas à interrompre ou invectiver qui avait le malheur de lui déplaire ou critiquer son projet phare.
D’ailleurs et dès le lendemain, les commentaires fusaient, jugeant le maire "peu respectueux des intervenants", "inutilement agressif", "agressif parce que sur la défensive face à un dossier qu’il ne devait pas maîtriser"....
Mais, par dessus tout, un maire qui naïvement affirmait que le choix entre tram et bus n’était pas arrêté, alors que de notoriété publique, les appels d’offres sont déjà clos et que toutes les plaquettes imprimées font référence au système TRANSLOHR
Bref, une réunion qui s’acheva sur un sentiment de "magouille".
- " Ils nous prennent pour des c..s, me dit un schilikois présent, ils ont déjà tout décidé et maintenant, ils préparent la vaseline..."
IMPRIME POUR LA CONSULTATION PUBLIQUE AVEC PHOTOS DU TRANSLOHR
ENQUETE PUBLIQUE « Création d’une ligne de Tram entre Strasbourg et Vendenheim »
Actuellement et jusqu’au 28 décembre 2011, se tient une enquête publique en mairie de Schiltigheim.
Un registre est ouvert en salle PLU au 3ème étage, où tous les schilikois ont la possibilité d’exprimer leurs avis. La procédure est simple et ne prend que quelques minutes.
Prenez ce temps, exprimez-vous librement. Cela peut se résumer en quelques mots. Chaque avis compte.
A titre d’information, voici l’avis déposé par Jean-Marie KUTNER, conseiller municipal de Schiltigheim et Président de l’association SCHILICK ENSEMBLE :
Je
ne souhaite pas m’étendre sur les incohérences liées au tracé le long
du Boulevard Wilson ou autour de la place des Halles, mais en tant
qu’élu Schilikois, je recentrerai mon propos sur Schiltigheim et autour
de trois thématiques.
Soit dit en préambule, le document remis lors
de la présente enquête comporte une erreur manifeste en page 2 «
Desservir les Urbanisations futures » : La ligne de tram à créer ne
desservira pas le secteur des friches industrielles qui se trouvent le
long de la Route de Bischwiller (centre) et non de la Route du Général
de Gaulle. Or, la ville souffre d’un déficit criant de liaisons entre
ces deux axes.
1 L’insertion du Tram, route du Général de Gaulle à Schiltigheim
Alors
que le nombre de voitures n’a cessé d’augmenter (environ 2-3% par an),
l’arrivée du Tram avenue Mendes France a entraîné un report de
circulation sur les routes de Bischwiller, de Brumath et l’autoroute,
toutes aujourd’hui saturées.
Demain, la réalisation du secteur
Adelshoffen va entraîner un nouvel afflux de voitures sur la route de
Bischwiller qui sera elle-même requalifiée, avec création de pistes
cyclables et couloirs de bus.
La VLIO étant loin d’être réalisée,
aucun axe ne pourra accueillir le report de circulation liée à
l’implantation du tram sur pneu route de Brumath.
Or ces deux axes
sont nos principales voies de transit Nord-Sud. Elles sont vitales pour
Schilick. En les paralysant, c’est la desserte de nos quartiers qui en
pâtira.
La route du Général de Gaulle (GDG), dans sa portion
initiale est très étroite, le tram ne pourra y circuler en site propre
et se mêlera à la circulation automobile.
De
fait, il contreviendra à l’article R 312-11 du Code de la Route, qui
limite la longueur des autobus articulés à 24.50m. Or, les rames STE4
prévues ont 32m de long, soit 8 m de plus que la longueur maximale
autorisée sur route.
Compte
tenu de l’étroitesse de la route GDG, l’insertion du tram se fera « au
chausse pied » , entrainant la disparition de l’intégralité du
stationnement, fragilisant ainsi les commerces et services de proximités
qui verront leur accessibilité et attractivité réduites à néant.
A
ce titre les commerçants, artisans et riverains de cet axe sont très
majoritairement opposés à cette implantation qui va aggraver l’économie
fragile et la qualité de vie d’un quartier qui s’est toujours considéré
comme « oublié de la ville » .
D’ailleurs les résultats du sondage que
nous avons organisé sur internet, même imparfaits et pouvant prêter
sujet à discussion, sont sans appels. Sur 126 avis exprimés, seuls 9.5%
des avis y sont favorables. (pièce 1 jointe à la présente)
N’y
a-t-il pas contradiction à prétendre défendre l’ouverture des supérettes
de quartier quand on s’empresse de transporter ses clients vers les
hypermarchés de périphéries ?
Parallèlement cette implantation
va entraîner la disparition de toutes les pistes cyclables existantes
sur cet axe. En effet, rail Lohr et vélo sont incompatibles. Une zone de
mixité existe à PADOUE, on y compte déjà 250 accidents de vélo et 19
blessés graves.
L’urgence pour Schilick est de relier l’EST à
l’OUEST de notre ville. Monsieur le Maire s’y était engagé. En
privilégiant ce nouvel axe Nord-Sud qui va amplifier le saucissonnage,
on aggrave d’autant la situation que, compte tenu du coût excessif du
projet, tout réflexion de déplacement Est-Ouest et repoussée à l’horizon
2025.
2 LA METHODE
Nul n’est dupe, à l’heure où se tient la consultation, les choix sont arrêtés et les appels d’offres déjà clôturés.
Cette consultation est une tartufferie qui tient plus de l’empapaoutage que d’un véritable acte de démocratie.
L’appel
d’offre lancé par la CTS avec la mention « offre spontanée de la CTS à
la CUS » serait risible, si elle ne touchait pas à un fondement de notre
démocratie.
Comment imaginer que cet appel d’offre n’ait été
approuvé par le Conseil d’Administration de la CTS où siègent Mrs BIGOT
et NISAND sous la Présidence de Mr RIES.
Appel d’offre destiné à la
CUS où préside Mr BIGOT avec Mr RIES en premier vice-président chargé du
Transport et Mr NISAND en 3ème vice président chargé de la CUS NORD .
Qui peut être dupe ?
D’autant que cet appel d’offre est taillé sur mesure pour un matériel qui n’est plus construit que par une seule entreprise…
Il
y aurait beaucoup à dire sur la méthode fallacieuse utilisée à la page 4
du document distribué, pour justifier le choix ou « téléguider »
l’opinion du lecteur.
- Les calculs de capacités sont grossièrement faux et reposent sur des données erronées.
- Les longueurs et coûts des rames ne correspondent pas au matériel qui serait apte à répondre aux besoins de capacités
- Les comparatifs des coûts d’exploitation, largement défavorables au tram sur pneus ne figurent au dossier
- De même l’important critère de fiabilité, point faible du matériel retenu, a été écarté.
Nous sommes face à un document dont la partialité atteint au libre arbitre de nos concitoyens.
De
même, il me paraît troublant de constater que, sur ce dossier, la CTS,
présidée par Mr RIES travaille à la réalisation d’un PPP (Partenariat
Public Privé) qu’elle propose à la CUS vice-présidée par Mr RIES, en
lieu est place de la Délégation de Service Public (Concession) qui lie
ces deux organismes. Et ce, sans mandat ni vote du conseil
Communautaire.
Diverses hypothèses et interprétations peuvent être avancées.
Aucune ne justifie un tel manque de transparence.
3 LE CHOIX DU MATERIEL ET DU TRACE :
Je ne vais pas m’attarder sur le manque de fiabilité du matériel.
Les incidents, incendies et autres déraillements à répétition sont connus.
Le
magazine POLITIS lui a consacré un article intitulé « UN TRAM NOMME
DELIRE » . Le Préfet d’Auvergne a imposé un audit de sécurité et mis 10
rames à l’arrêt.
Faire de la circulation ne consiste pas à tracer des voies mais à créer des connexions.
Or Tram Fer- et Tram-Pneu ne sont pas compatibles et à priori leurs rails ne peuvent pas de croiser.
De fait, cette nouvelle ligne ne se connectera à rien. Elle est condamnée à l’isolement donc au gel.
Contrairement
à ce qui est dit, elle ne desservira pas directement Mundolsheim,
Lampertheim et Vendenheim, mais passe à environ 2 km de ces communes
qu’elle ne traverse pas.
Par contre, sorti de Hoenheim, elle
desservira un axe peu densément peuplé car dédié aux concessionnaires
automobiles pour s’achever dans une zone commerciale.
Pourtant d’autres opportunités existent.
-
l’existence d’une ligne de chemin de fer à l’ouest qui permettrait de
relier la Gare de Strasbourg à Vendenheim et au-delà .
- la
création d’une plateforme de connexion à l’Espace Européen de
l’Entreprise où arrivera la prochaine ligne de Bus Haute Qualité de
Service en provenance de la Gare puis la future VLIO doublée d’une ligne
de Transport en Commun en provenance de Holtzheim (Sud). Il me paraît
logique que cette plateforme, équipée d’un parking-relais puisse se
poursuivre vers le Kochesberg, reliant ainsi le sud de la CUS (aéroport)
, la Gare de Strasbourg et le nord de la CUS.
4 CONCLUSIONS
Les ombres qui planent sur ce dossier m’interpellent.
- Pourquoi un matériel qui pose autant de question est-il imposé avec autant d’insistance ?
- Pourquoi, quand ce matériel est retenu, en France ou en Afrique, les mêmes noms apparaissent ?
- Pourquoi Schiltigheim doit-elle être sacrifiée ?
- Pourquoi, alors que la grande majorité des avis exprimés y sont défavorables, nos élus n’en tiennent-ils pas compte ?
SONDAGE INTERNET
Nous avons réalisé un sondage internet sur 10 jours ayant récolté 126 avis.
Les résultats sont sans appels.
Seuls 9.5% des avis exprimés sont favorables au Tram sur pneu
73% sont favorables au maintien du stationnement et à la sauvegarde de nos commerces
60% demandent à être consultés et préfèrent voir se développer des axes Est-Ouest
Dans une vraie démocratie le projet serait enterré... en nisandie et jusqu’aux prochaines promesses électorales, on peut toujours rêver.

