DE FRICHES EN FRIC
Mardi 3 mai 2011, Conseil Municipal - A
l’ordre du jour, deux délibérations importantes concernant les friches
Adelshoffen et Schützenberger.
Avant d’aborder ces délibérations et afin d’en comprendre les pourquoi, les comment et les dangers, je vous invite à un petit voyage dans le passé.
Souvent le "Comment" s’éclaire à la raison du "Pourquoi".
EPISODE I :
Mars 2008 : Son rêve se réalise. Raphaël Nisand est enfin Maire de Schiltigheim et à la tête d’une équipe municipale qu’il nous présente comme harmonieuse, unie et solidaire.
Loin
s’en faut, car très vite, les chevaux de l’attelage municipal tendent à
tirer le carrosse mairial dans des directions opposées. S’opposent
entre autres, les "Idéalistes", fervents écologistes aux "Affairistes", fervents opportunistes.
Malgré notre bon Maire, tout n’est pas rose dans notre ville. Même si les échanges sont à fleurets mouchetés, les tacles et mots doux sont de mises.
Dans sa première moitié de mandat, notre bon Maire, penchera pour ses nouveaux alliés Ecolo-Idéalistes. Il leur confie, entre autre, Adelshoffen qui devient un "Eco Quartier", avec auto promotion, chauffage solaire révolutionnaire, gestion des eaux grises et noires, potagers partagés. Bref, plus vert que ça, tu meurs!
Le clan "Affairiste" est hors de lui et se répand dans la ville et aux oreilles de qui veut l’entendre. Les mots sont durs, les critiques acerbes et les écrits restent.
Oui, mais.... le Maire Nisand qui a pris des risques en touchant à Adelshoffen, sait que sa réélection dépendra beaucoup de l’avancée des travaux à la fin de son mandat. Or, après 3 ans et à mi-mandat, le projet écologique n’avance pas d’un pouce, fut-il vert. Il est dans une impasse.
Le Foyer Moderne,
impliqué dans l’affaire est incapable de porter le dossier Adelshoffen.
Outre qu’il n’a pas la capacité technique, il n’a pas non plus l’assise
financière.
La CUS sollicitée pour apporter des fonds se fait tirer l’oreille mais pas l’oseille.
Entre temps, deux élections se sont passées, les Européennes et les Régionales, où le score des votes écologistes est venu titiller celui des votes socialistes.
Nos amis verts virent la vie en rose, notre ami rose tourna au vert, sentant venir le danger.
Portés par le vent des voix, mais sentant le vent tourner, les élus Schilick Ecologie prirent le risque de défier le candidat Nisand, lors des élections cantonales. Contre l’avis du Maire, le tandem Denis Maurer-Danièle Dambach, soutenu par l’emblématique Andrée Buchmann et ses verts européens, maintint sa candidature, au risque de le faire trébucher. Ce dont, certaines rumeurs, certains se seraient réjouis.
Oui, mais voilà, le Maire a gagné et avec à peine, 11% des voix et écologiquement largement devancés par Andrée Munchenbach (18%), les candidats Schilick Ecologie, ont fait un mauvais score. Ils se retrouvent affaiblis.
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le clan "Affairiste" reprend du poil de la bête, retourne sa veste en tweed moucheté et griffé et retrouve l’oreille d’un maire au pavillon ébranlé.
L’heure des comptes a sonné. Des têtes vont tomber.
Certains marchés sont attribués, un même promoteur encouragé, commence à s’épandre dans la ville.
Le réalisme capitalistique des "Affaires" prend le pas sur l’utopisme idéalistique.
Le
Maire, acculé dans une impasse, donne son accord. Adelshoffen sera
privatisé. Les banques de la place sont contactées, dont le Crédit Mutuel-CIC qui accepte d’intervenir, via la SAREST, l’une de ses filiales.
Selon certaines rumeurs, crédibles mais non encore vérifiées, le Crédit Mutuel aurait accepté de "tirer une épine du pied mairial" en sauvant son projet Adelshoffen, mais en exprimant son intérêt pour le devenir de la friche Schützenberger, idéalement placée par rapport au Wacken....Le proche avenir nous le dira.
Nos amis écologistes connaissent les limites de l’altruisme économique. Ils savent qu’entre un investissement pour la planète et une économie pour améliorer les bénéfices, le choix des investisseurs sera vite fait.
Le torchon brûle entre le Maire et la Présidente du Foyer Moderne.
Les "Affairistes" se verraient bien mettre la main sur notre bailleur
social. Le Maire demande à la Présidente de présenter sa démission.
Elle refuse. La prochaine Assemblée Générale est convoquée pour bientôt.
Le Directeur du Foyer Moderne est lui même en danger, selon certains, il ne serait pas en odeur de sainteteté auprès des "Affairistes" qui rêvent de reprendre la présidence du Foyer Moderne.
Vous le voyez, chers amis lecteurs, les coulisses de notre mairie valent bien celles du Vatican et de New Schilick à Dallas, il n’y a qu’un pas. L’ennui, c’es que les payeurs, c’est nous.
A suivre .
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