L’Halali de la Loi
1949- Base secrète de l’US Air Force : projet MX981.
Le capitaine Edwards Murphy est chargé de déterminer la décélération maximale supportable par un homme. Après une journée de travail harassante, tous les résultats des tests sont faux. Son assistant avait branché les capteurs à l’envers. « Si ce gars a la moindre possibilité de faire une erreur, il la fera »
De ce constat naquit la Loi dite de MURPHY. Loi empirique sans doute la mieux vérifiée et la plus importante après celles de l’Evolution et de la Relativité.
Il y a en effet des gens pour qui « Tout ce qui est susceptible de mal tourner, tournera nécessairement mal » .
Vous les reconnaîtrez facilement, sur la route ou à une caisse de supermarché, ils sont toujours dans la file qui n’avance pas.
Dans sa deuxième rédaction, cette loi put s’énoncer ainsi : « S’il
y a deux façons de conduire un projet et que l’une conduit à une
catastrophe, il y aura toujours quelqu’un, toujours le même, pour le
faire ainsi. »
Plus tard, cette loi fut francisée sous le nom de LEM (Loi de l’Emmerdement Maximum) : « Pour certain, la tartine tombe toujours du côté beurré »
Il en va ainsi de certains élus qui à chaque fois, poussent la mauvaise porte ou font le mauvais choix.
Tel maire, par exemple, qui voudrait « retoucher à la marge » un projet Adelshoffen existant. Trois ans après, il ne sera toujours pas en mesure de poser la première pierre d’un projet qui n’existe plus en l’état. Certes les marges sont parfois si larges que les barges peinent à y débarquer.
Tel autre maire, ou le même, qui aurait à choisir un gérant pour son célèbre et mythique restaurant du « Cheval Blanc »
imposera, par exemple, un intervenant extérieur au détriment d’un
repreneur local et dynamique au motif que le premier aurait une
meilleure assise financière…La Loi de Murphy s’exerçant, le gérant
retenu est bien entendu, déjà en liquidation judiciaire pour l’une de
ses entreprises et s’apprête à licencier 11 salariés. Sombre présage
pour un mauvais choix dont les dégâts collatéraux sont d’ores et déjà
prévisibles et regrettables.
Ce n’est pas sans nous rappeler la mésaventure d’une maire d’une localité voisine et sœur,
appelée à céder son club de football professionnel, un Racing Club,
par exemple. Entre un repreneur local qui avait su redresser le club et
lui faire remporter un titre national et un repreneur extérieur « aux
assises financières solides » et à la renommée sulfureuse, elle
choisira ce dernier. Quelques années après et quelques rétrogradations
plus tard, on en connaît les tristes conséquences. Murphy a encore
frappé ! Notre club en pleine ascension connaît sa « Meinau Pause » .
Même le grand Gilbert ne le reconnaîtra plus !
Et dire qu’Istra aurait pu être sauvé, que Caddie aurait pu rester…
Jean-François DENIAU, ambassadeur, ministre, académicien et navigateur accompli, complétera cette loi par un texte qui porte son nom : « Au début les ennuis s’additionnent, ensuite, ils se multiplient » . Voilà qui a de quoi faire frémir une ville qui ne serait qu’à mi mandat.
Si la politique est l’art des choix, faire de la mauvaise politique c’est l’art des mauvais choix.
Certes,
cet élu pourra nier ses responsabilités en accusant l’acharnement du
mauvais sort. Mais chacun sait qu’à l’instant où la tartine touche le
sol, le responsable n’est ni le pain et encore moins le boulanger, ni
le beurre et encore moins la crémière, mais plus sûrement celui qui a
beurré la tartine du mauvais côté.
En
ce début d’année, permettez nous de souhaitez à chacun d’entre vous et
à notre ville, que 2011 soit l’année de l’Espoir, du Renouveau et de
l’Action. En cette période de doute et de morosité, plus que jamais,
nous en avons besoin. Humanité, Respect et Solidarité seront nos
maîtres mots, car c’est ensemble que nous construiron
