L’Emploi: le Schilick Paradoxe
A Schilick, plus on créé d’emplois, plus on a de chômeurs.
Mais laissez moi vous conter notre étrange paradoxe:

L’Espace Européen de l’Entreprise est notre
vitrine en matière de politique économique. Pôle d’excellence
technologique et siège d’entreprises internationales, il s’y créé ou
plutôt s’y installe des emplois de haut niveau. Plus de 6000, dit-on.
Quand le taux de chômage en Alsace atteint 10%, celui de Schiltigheim, frôle aujourd’hui les 15% et avoisine les taux alarmants de 20% au Marais et de 30% aux Ecrivains.
Les jeunes
sont particulièrement touchés.
Certes, il y a la CRISE.Pour
nous, acteurs responsables de la vie politique, le contexte ne doit pas
être une excuse, mais la raison d’un nouvel engagement.
Un
constat s’impose : tout se passe comme si schématiquement, Schilick,
ville de tradition ouvrière perd les emplois de ses habitants et en créé
pour ses voisins.
Les fermetures des industries qui ont fait notre gloire et de nos brasseries, en particulier, en sont la cause, nos friches industrielles en sont les témoins. Les fermetures prévues d’Istra et de Caddie vont aggraver la situation, quand celles des salariés de l’hôtel Ibis ne peut que nous inquiéter.
Si l’expansion de
l’Espace Européen de l’Entreprise est une réussite formidable pour notre
ville et son image, elle n’est pas pour autant une réponse au problème
majeur de ses habitants : l’emploi.
Combien d’entre nous y travaillent ou espèrent y travailler ?
Notre
municipalité doit aller au-delà de sa politique pour l’emploi et mener
une politique originale et audacieuse Pour
l’Emploi de ses Habitants. Une ville ne peut se contenter
d’aligner des chiffres et de statistiques mais doit assurer la qualité
de vie de ses habitants.
Malheureusement, dans
les projets en gestation de notre municipalité, rien ne nous permet
d’espérer. Certainement pas la réalisation de son projet phare: la
réhabilitation de la Coopérative des Bouchers et sa transformation
en Résidence pour Artistes (environ 9,6 millions d’euros).
Ni
même les tractations menées pour transformer le terrain
Schützenberger en un pôle de santé regroupant, l’école de
sage-femmes, un pôle de recherche obstétricale, un pôle de recherche en
pharmacologie appliquée, un institut d’application en imagerie médicale
et une unité de recherche et d’essais cliniques.
Au-delà de l’illusion népotique dont personne n’est dupe, combien de schilikois y trouveront une place ? Combien seront aptes à mener une étude clinique? Combien pourront s’exercer aux nouvelles techniques opératoires ?
Les
schilikois ne peuvent être laissés pour compte du destin de leur ville.
Ils ont des droits et nous avons des devoirs.
Il serait vain de croire que la fracture sociale, conséquence de la politique de l’emploi menée, ne porte atteinte à la paix sociale. Stagnation et désespérance sont les ferments de la révolte.
Comment ne pas s’étonner, enfin, de la bio-
naïveté de certains nantis qui de leur bio appartement du centre ville
prônent la DECROISSANCE. Comment ne
pas comprendre que lorsqu’on produit moins, les emplois disparaissent et
les produits sont plus chers. Comment ne pas comprendre qu’égoïstement
leur confort se bâtira au détriment de ceux qui n’ont pas et résident en
périphérie.
L’écologie raisonnable ne vaut que si elle est
partagée. De la rue Principale à la rue Mistral, nous avons tous les
mêmes droits et les mêmes espoirs pour nos enfants parce que nous sommes
tous schilikois.
Dans notre
Contrat pour Schilick 2008-2014, nous proposons la mise en place d’une
véritable politique pour l’Emploi des Schilikois assorti de la création
d’un Plan d’Aide à l’Acquisition de l’Autonomie des Jeunes. Plus que
jamais nous en affirmons l’urgence....
Nous y reviendrons.
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