La Valse d’Adèle
" Une danse à trois temps qui aura mis le temps de bâtir un roman … »
12
ans se sont écoulés depuis la fermeture de la brasserie Adelshoffen.
12 ans d’attente. Dont 4 perdus à vouloir remanier un projet pourtant
prêt à démarrer et approuvé par les riverains.
Avec une première pierre prévue en 2008, Bibliothèque-Médiathèque et centre commercial devaient être inaugurés en octobre 2010.
Les « retouches à la marge » , voulues par le nouveau maire ne devaient entrainer aucun retard.
Aujourd’hui, après des ratés retouchés et des retouches ratées, l’ensemble du projet serait en voie d’achèvement.
Novembre 2008, il annule la modification de POS nécessaire à la réalisation du projet, pour la refaire voter en décembre 2010 : un pas en avant, un en arrière et 2 ans perdus.
Juin 2009, il confie la réalisation du projet au Foyer Moderne, puis en juillet 2010, fixe le prix de vente du terrain, arrête le projet final et promet la première pierre en 2011..... 2 pas en avant et un an de passé.
Avec
force communication, on explique qu’Adelshoffen sera une double
référence mondiale : mini Barcelone avec rambla et vagues gaudiennes et
référence solaire avec totem et citernes. On viendra l’admirer de
partout.
Nous étions les seuls à
affirmer que le système de chauffage ne pouvait pas fonctionner, mais
surtout que le Foyer Moderne n’avait ni la compétence technique ni la
capacité financière pour porter seul ce dossier.
2011, le Totem solaire est supplanté par une chaufferie avec pompe à chaleur. Le Foyer Moderne s’associe à la SAREST,
filiale du Crédit Mutuel, trouvant ainsi le partenaire technique et
financier qui lui permettra de sauver le dossier "embourbé" depuis 2ans.
2 pas en arrière. Nous avions encore raison.
La pause emblématique de la première pierre devient enfin possible.
Fallait-il perdre 4 ans à faire et défaire pour refaire ? Nous n’avons pas été écouté, car minoritaires et opposants. Etre minoritaire, sous certains régimes, signifie avoir tort.
Mais si nous sommes opposants à une forme de gouvernance, nous ne l’avons jamais été aux intérêts de notre ville.
Le pire semble enfin derrière nous.... et pourtant...
C’est
en effet avec beaucoup de fierté, que lors de ses voeux aux forces
"encore vives" de la ville, notre maire annonçait la pose de la première
pierre au cours de l’année 2012 (sans doute au mois d’avril)... "Sans que cela ait coûté le moindre euro aux schilikois", précisait-il.
Comment imaginer que la ville ait acheté ce terrain, qu’elle l’a porté pendant 12 ans, monté un projet urbanistique qui a été annulé pour en monter un autre... et que tout cela n’aurait pas coûté 1 euro au contribuable schilikois ?
La réalité est bien autre....
Entre l’achat du terrain (3 millions d’euros) et les frais d’études et travaux de démolition, la ville a dépensé plus de 7 millions d’euros.
Lorsqu’elle revend ce terrain 4.2 millions d’euros, la perte de 2.8 millions d’euros reste à la charge des schilikois....
Mais ce n’est pas tout...Car,
non seulement nous n’avons encore rien perçu, mais le terrain est
revendu à une société dont l’un des actionnaires est le Foyer Moderne de
Schiltigheim. Or, ce dernier connaissant des difficultés de trésorerie,
la ville (donc vous) lui prête, sans intérêt, les 2 millions d’euros nécessaire à ce rachat.
Vendre à perte et prêter sans intérêt l’argent pour se faire payer....Belle affaire en vérité
Mais ce n’est pas encore tout....Car
il reste à régler la nouvelle implantation de la Bibliothèque
Médiathèque à la place de l’actuel centre commercial SIMPLY MARKET.
Selon les accords passés, la ville va racheter le centre commercial pour une somme d’environ 2.5 millions d’euros, puis céder gratuitement et sans contre partie, ce terrain à la CUS qui y implantera le bâtiment tant attendu.
Ainsi et par leurs impôts, les schilikois payeront seuls l’implantation d’un service destiné à desservir plusieurs communes.
Le
déséquilibrage des comptes, imposé par les choix du maire, laisse à la
charge des schilikois plus de 5 millions d’euros, soit environ 750 € par
foyer acquittant l’impôt.
Vous dansiez, Adèle... et bien payez, maintenant.
RETOUR ACCUEIL
