Dans notre ville en mutation, la sauvegarde des emplois et le devenir de nos friches, conséquences de la désindustrialisation, sont des enjeux majeurs.
Après 42 mois de gestion, on peut raisonnablement poser un bilan intermédiaire de l’action menée par l’équipe municipale.
Au-delà des lumières de Noël, aux quelles, notre ville consacre, en moyenne 100.000€ par an et de la multiplication des « réceptions mauricettes, canettes, cacahuètes » dont le budget augmente de 30-50% chaque année, il faut mettre à l’actif de notre municipalité son engagement en faveur des écoles, la création du Parc des Oiseaux encore perfectible et la rénovation en cours du Foyer Saint-Louis.
Malgré la création de 2 postes rémunérés de Conseillers Délégués à l’Emploi qui grèvent notre budget de 18.000 € par an, notre ville a le plus fort taux de chômage de la CUS. Un chômage qui touche particulièrement les jeunes et les habitants des quartiers sensibles. La fracture entre le centre et les quartiers périphériques n’a jamais été aussi forte.
Schiltigheim, forte de ses 3 fleurs et de ses 10 friches industrielles est aujourd’hui la capitale incontestée des « Friches en Sommeil » .
Schilick est devenue la Belle au Bois Dormant de la CUS.
Inutile de revenir sur la sempiternelle friche Adelshoffen
qui depuis 10 ans n’en finit pas de commencer. Elle avance au rythme de
la tapisserie de Pénélope, se défaisant la nuit pour se retisser le
jour. Beaucoup d’encre a coulé pour rien, autant de réunions se sont
tenues pour le même résultat. Le Foyer Moderne ressort décrédibilisé et
affaibli de n’avoir pu gérer ce dossier devenu la risée du monde de la
promotion immobilière.
Que dire de l’imbroglio Schützenberger, au nom d’intérêts extra municipaux, notre maire tente de mettre la main sur ce terrain privé, invoquant un arrêté de mise en péril fantôme et un pseudo abandon dont personne n’est dupe.
Dommage, que ses intérêts ne le portent pas à poser son regard sur l’ouest oublié où gisent 4 hectares de friches industrielles.
La mise en péril des riverains y est réelle et l’inaction municipale criante. Le vrai péril se trouve au niveau de l’apocalyptique friche Wehr qui essaime à tout vent des poussières de laine de verre et de la friche Istra,
où, sous les coups de masses de « casseurs pirates en mal de ferrailles
» , les poussières cancérigènes d’amiante se répandent pour le plus
grand risque des riverains. Au vu de tous, mais dans le silence
assourdissant d’une autorité municipale pourtant alertée.
Enfin, comment ne pas dénoncer les dérives démocratiques liées au culte de la personnalité prôné sur tous les médias municipaux. Les censures et atteintes au droit d’expression des élus d’opposition ont été condamnées par les tribunaux administratifs. Pourtant, l’accès aux autres canaux d’information nous reste toujours et illégalement interdits.
Canal 26 et Schilick Infos sont devenus des organes de propagandes.
C’est avec stupéfaction et indignation, que nos concitoyens ont découvert, dans le dernier numéro de notre journal municipal, un encart annonçant et détaillant le déroulement des primaires socialistes à Schlick.

EXTRAIT DE SCHILICK INFOS - Septembre 2011- page 19
Qu’il soit de gauche ou de droite, un maire doit être avant tout au service de TOUS ses administrés. Utiliser un journal municipal, financé par l’impôt de ses concitoyens, au profit d’un parti politique (celui auquel il appartient, en l’occurence) est contraire à la déontologie politique et à l’éthique démocratique qui doit s’imposer à chacun.
Raison pour laquelle, les 3 groupes d’oppositions ont souhaité protester et exprimer leur indignation en publiant le communiqué suivant:
"
D’après le Code général des collectivités territoriales, un journal
municipal ne doit traiter que de « l’information générale sur les
réalisations et la gestion du conseil municipal » .
Il n’a donc pas pour vocation d’aborder des questions propres aux partis politiques, ni à devenir un organe de propagande.
En
contradiction flagrante avec ces principes, les Schilickoises et les
Schilickois ont pu découvrir dans le Schilick Info de septembre, sur ¼
de page au milieu de l’agenda des activités municipales à venir, un
encart annonçant et détaillant le déroulement des primaires socialistes à
Schiltigheim.
Ce détournement d’un journal d’information
municipal au profit de la campagne électorale d’un parti politique
national est contraire à la Loi et à sa jurisprudence. qui rappelle“ que
la politique de communication d’une commune doit être guidée par
l’intérêt local".
Une fois de plus, le maire de Schiltigheim se comporte en petit seigneur, faisant fi de la loi et de l’intérêt général.
Elus
de l’opposition, nous dénonçons l’instrumentalisation du journal
municipal au profit du parti du maire. Nous nous insurgeons contre des
agissements antidémocratiques et contraires à l’esprit républicain qui
avait jusqu’à présent prévalu à Schiltigheim.
Nous
rappelons par ailleurs que « tout contribuable de la commune pourrait
avoir intérêt à saisir le juge administratif s’il estime que
l’utilisation des deniers communaux n’est pas conforme au critère de
l’intérêt local que les publications de la commune doivent respecter.
» (Réponse ministérielle à Q.E. n° 97804, J.O.A.N. du 5 septembre 2006).
Par
conséquent nous allons étudier les recours juridiques possibles afin
qu’une telle instrumentalisation du journal municipal ne se reproduise
plus.
RETOUR ACCUEIL
